Ne faites pas comme Monique. Triez vos déchets organiques !
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IDELUX Environnement et les autres intercommunales wallonnes unissent leurs voix pour améliorer la qualité du tri des déchets organiques.
En ce début novembre, les intercommunales wallonnes de gestion des déchets, réunies au sein de COPIDEC, lancent une campagne de communication commune destinée à sensibiliser les citoyens à la qualité du tri des déchets organiques. Cette campagne, déclinée au travers d’un spot télévisé et de quatre capsules sur les réseaux sociaux, s'articule autour d'un message direct et légèrement décalé : « Non Monique, pas dans les organiques ! ».
L'objectif est clair : rappeler que chaque erreur de tri a des conséquences concrètes sur la qualité du compost produit, sur les performances des unités de biométhanisation et sur les coûts supportés par la collectivité.
Des déchets qui deviennent une ressource
Les déchets organiques collectés via les sacs biodégradables ou les duobacs ne sont pas des déchets comme les autres. Après la collecte en camion compartimenté, ils sont valorisés dans des installations spécialisées où ils sont transformés en compost, en électricité et en chaleur.
Sur le site de Tenneville, l'unité de biométhanisation détenue conjointement par IDELUX Environnement, BEP Environnement et Intradel traite chaque année 35 000 tonnes de déchets organiques ainsi que 15 000 à 20 000 tonnes de déchets verts. Cette activité permet de produire 20 000 tonnes de compost, 9 000 MWh d'électricité et 10 000 MWh de chaleur par an.
Des petites erreurs multipliées par des milliers de citoyens
Capsules de café, barquettes et raviers en plastique, boîtes de conserve, lingettes et langes ou sacs en plastique emballant les matières organiques : ces erreurs se retrouvent encore trop souvent parmi les déchets organiques. Pourtant, ils compliquent le traitement et dégradent la qualité du compost produit.
Les plastiques, notamment, peuvent se fragmenter durant le processus de biométhanisation et devenir difficiles à retirer. Ils contaminent le compost et en réduisent la qualité.
Des investissements importants, mais le geste du citoyen reste déterminant
Du côté des infrastructures, IDELUX Environnement travaille continuellement à l’amélioration des performances de l’installation de biométhanisation de Tenneville. Ainsi, plusieurs projets innovants sont soutenus par le FEDER et la Région wallonne pour renforcer le prétraitement des déchets organiques et la séparation des indésirables dans le compost.
Cependant, aucune technologie ne peut compenser totalement les erreurs de tri réalisées en amont, qui engendrent des coûts importants. En 2025, le traitement des refus de biométhanisation et de compostage a représenté un coût de 530 000 euros.
Une campagne centrée sur les erreurs fréquentes
Avec « Non Monique, pas dans les organiques ! », les intercommunales wallonnes de gestion des déchets abordent la question du tri sous un angle à la fois direct et légèrement décalé. La campagne met en scène plusieurs erreurs de tri fréquentes à travers une série de messages courts diffusés en télé et sur les réseaux sociaux.
Le message est simple : grâce à un tri plus rigoureux des déchets organiques, chacun peut contribuer à produire un compost de qualité et davantage d'énergie renouvelable.
Les trois messages clés de la campagne :
- Les déchets organiques sont transformés en compost, électricité et chaleur.
- Mieux trier, c'est améliorer la qualité du compost, produire plus d'énergie et réduire les coûts de traitement.
- Les intercommunales investissent pour renforcer les performances des installations, mais la qualité du tri à la source reste essentielle.
